Réseau de bus : un chèque de 5 580 000 € de l’État

jeudi 10 février 2011 Ouest France

L’État, via le Grenelle de l’environnement, s’est engagé hier à investir 590 millions d’euros pour soutenir 78 projets de transports collectifs en site propre. L’agglomération Cap l’Orient a été sélectionnée pour son projet de transport collectif Triskel 2. À la clé, un chèque de 5 580 000 d’euros en 2014.

archives Thierry Creux

L’agglomération Cap l’Orient a été sélectionnée pour son projet de transport collectif Triskell 2. Des lignes de bus qui relieront Lorient à Quéven et Ploemeur.

L’État, via le Grenelle de l’environnement, s’est engagé, hier, à investir 590 millions d’euros pour soutenir 78 projets de transports collectifs en site propre. L’agglomération Cap l’Orient a été sélectionnée pour son projet de transport collectif Triskell 2. À la clé un chèque de 5 580 000 € en 2014.

Thierry Goyet, vice-président de charge des transports à l’agglomération, a apprécié l’annonce faite par Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.

11 kilomètres de voies

« Nous avions postulé pour être aidés par l’État qui nous a tant demandé de serrer la ceinture. Ces 5 580 000 € tombent bien, estime Thierry Goyet. Il rappelle que le Triskell 2, avec bus à haut niveau de service, c’est un budget global de 36 millions d’euros. Nous allons réaliser 11 kilomètres d’axes en site propre : un qui partira des halles de Merville pour rallier Ploemeur et l’autre qui partira de la gare d’échanges vers Quéven. »

Thierry Goyet rappelle que « Cap l’Orient a déjà réalisé, en 2007, 5,5 kilomètres entre les halles de Merville et Kesler Devillers à Lanester ; avec quand même la construction d’un pont. » Les études pour le Triskel 2 seront lancées en 2011 et les travaux programmés en 2012. Le Triskell 2 sera achevé d’ici à 2016.

Thierry Goyet évoque aussi la possibilité, dans un avenir assez lointain, la possibilité de mise en service d’un tramway « Le site propre pourra nous permettre d’envisager un tramway sur pneu par exemple. Mais je rappelle qu’un kilomètre de tramway, c’est 20 millions d’euros. D’ici là, ça coûtera peut être moins cher. »

Désenclavement

L’argent attribué par l’État au Triskell 2 entre dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Les projets d’infrastructures de transports collectifs (autobus, métros, tramways…) retenues devaient disposer d’une voie dédiée, facilitant considérablement leur circulation.

Avec trois exigences : diminution des émissions de gaz à effet de serre et l’amélioration de la qualité de l’air, désenclavement de certains quartiers et l’amélioration du confort des usagers (information en temps réel, accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, régularité…), contribution directe à la relance économique et à l’emploi puisque tous les travaux seront engagés dans les deux ans.

Vincent JARNIGON.

Déplacements urbains. Changer les comportements

10 juin 2011  Le Télégramme, Ploemeur

La réunion publique sur le plan de déplacements urbains organisée, mercredi, par Cap l’Orient à Océanis, sous une forme conviviale, «le café du PDU» n’a mobilisé que peu de Ploemeurois, une dizaine tout au plus, hormis les élus. Le débat était animé par Thérèse Thiéry, maire de Lanester, vice-présidente de Cap l’Orient chargée des déplacements.

Promouvoir le projet de Triskel 2

L’objectif était de connaître les pratiques et recueillir les interrogations des habitants sur les modes de transports alternatifs à la voiture pour mieux promouvoir le projet de Triskel 2 qui, en 2015, mettra Ploemeur à un quart d’heure de Lorient. «La réponse ne peut être identique sur tous les points du territoire, mais c’est à l’échelle du territoire que doivent être pensés les aménagements favorisant les transports publics, le vélo ou la marche à pied», a expliqué Thérèse Thiéry, rappelant les enjeux à la fois territoriaux, sociaux ou environnementaux pour faire changer les comportements.

Intermodalité

L’étendue de la commune avec ses nombreux hameaux ne permet pas une desserte totale par les transports collectifs. 90% des ménages ploemeurois utilisent leur voiture. Pour les inciter à utiliser les «lignes structurantes» de Triskel, «ce pari à gagner» passe par l’intermodalité, avec la création de parkings relais sécurisés pour les vélos. Un choix qui n’a pas eu la faveur des cyclistes dans la salle, qui ont souhaité mettre leur vélo dans le bus. À la réponse «techniquement impossible», une Ploemeuroise s’est étonnée: «On accepte bien les poussettes». «Il s’agit de transports de passagers et il y a un bébé dans la poussette», a répondu Thierry Goyet, vice-président chargé des transports collectifs. D’autres suggestions ont été émises par le public: des bus relookés, des petits bus à la demande, la sécurisation des pistes cyclables et un autre schéma d’itinéraire pour relier les villes de la périphérie. «Le maillage en étoile ne permet pas de liaisons entre les communes sans passer par Lorient», a souligné le maire, Loïc LeMeur.